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Dans le dernier article de blogue « Anxiété et stress de performance : 3 observations », j’ai décrit 3 observations pour mieux comprendre l’anxiété de performance. Et la dernière était de « prendre conscience » pour réduire l’anxiété. Comme je discutais, il y a différents moyens tels que l’acupuncture, le massage tuina. À cela peut s’ajouter un autre moyen, c’est la pratique du taïchi chuan, « un style interne d’arts martiaux qui fut créé dans un temple taoïste des monts Wudang, dans la province du Hubei. » (Dr Yang Jwing-Ming [2007]) C’est un art martial qui est de plus en plus pratiqué au Québec. Néanmoins quelques mythes demeurent de cet art martial ancien. Examinons-les de plus près.

 

Mythe 1 : le taïchi chuan se limite à des exercices de relaxation.

Effectivement, le taïchi chuan a un effet très apaisant sur le corps. Par contre, c’est infiniment plus qu’un simple exercice de relaxation pour le corps. La pratique du taïchi chuan est basée sur les théories du taïchi et du Yin et du Yang. Une pratique qui permet de recentrer son esprit en entrant dans un état méditatif. On définit d’ailleurs souvent le taïchi chuan comme une méditation en mouvement. Une pratique au quotidien permet donc un rééquilibrage de notre énergie interne et externe, ce qui peut avoir des effets multiples sur le corps et l’esprit. Une bonne circulation de cette énergie interne (chi) peut prévenir les douleurs musculaires, le stress ou même l’anxiété.  

 

Mythe 2 : le taïchi chuan s’adresse principalement aux personnes de 60 ans et plus.

J’entends souvent dire que la pratique du taïchi chuan est pour les « vieux » seulement parce que c’est un art martial calme. Pourtant, la pratique de la méditation est de plus en plus courante dans les garderies et dans les écoles. Les parents de jeunes enfants vont sûrement reconnaître ma référence. Dans Kung fu Panda 2, Po à la fin pour vaincre le méchant, se défend avec des mouvements de taïchi Chuan, ce qui est une excellente référence pour les jeunes filles et garçons. Je pense que la pratique de cet art martial peut être bénéfique à tout âge. Il suffit de l’adapter et de se l’approprier. C’est art martial tellement complet qu’il suffit de l’adapter au rythme et au besoin de chacun. Dans une société où tout est rapide, pratiquer des sports qui favorisent la paix intérieure, la patience, l’attente n’est que bénéfique. Je pense qu’il ne faut justement pas attendre à 60 ans pour rééquilibrer nos vies.  

 

Mythe 3 : le taïchi chuan n’est que mouvement lent.

Source : Thiên Long -vidéo Youtube : Taichi Combat (Yang style)

C’est vrai que pour que le chi (énergie interne) circule en nous, les mouvements de base sont lents. Il permet de régénérer le corps et l’esprit. Ces mouvements méditatifs nous recentrent aidant à atteindre un état de paix intérieur. Malgré tout, la pratique du taïchi chuan ne se limite pas là. Le taïchi  chuan est avant tout un art martial de combat que l’on dit interne puisque la force des mouvements vient de cette paix intérieure acquise par la pratique des mouvements lents. C’est une fois les mouvements de base acquis que nous pouvons passer à l’apprentissage des applications martiales du taïchi chuan. La pratique du taïchi chuan peut donc être intéressante pour ceux désirant apprendre un art martial, mais de façon plus progressive. Les mouvements de défense et d’attaque s’acquièrent avec une dose de patience et d’intériorisation.  

 

Mythe 4 : le taïchi chuan est une pratique uniquement individuelle

Toute pratique sportive vient d’une motivation intrinsèque et d’un choix personnel. Et c’est vrai qu’au premier abord le taïchi chuan se pratique très bien seul dans son salon. Néanmoins, la pratique en groupe apporte une valeur ajoutée à la pratique du taïchi chuan, car cela nous apprend à nous coordonner et à nous adapter au rythme des autres. C’est là le véritable défi d’une pratique d’art martial. Et bien sûr, le partage d’une pratique avec son professeur et le groupe développe un sentiment d’appartenance fortifié.  

 

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Sources :

Dr. Yang Jwing-Ming. Applications martiales dans le style Yang classique, Budo Éditions (2007)-traduction française, YMAA, USA, 367 pages.

Dr. Yang Jwing-Ming. La théorie du Taïchi-Chuan, Les racines du Taïchi-chuan.Budo Éditions (2007) – traduction française, YMAA, USA, 271 pages.

https://www.ymaaretreatcenter.org/

http://www.yangfamilytaichi.com/association/